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Exposition Arcipelaghi Six regards photographiques sur l’insularité

 

Exposition  Arcipelaghi Six regards photographiques sur l’insularité

 

Arcipelaghi
Six regards photographiques sur l’insularité

 

 

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Exposition collective
du 5 février au 18 mars 2021
Du lundi au vendredi, de 10h à 13h et de 15h à 18h et en soirée lors des manifestations.
Entrée libre.

 

 

 L'Italie est entourée de centaines d'îles dont seulement une trentaine sont habitées. Chacune des îles évoquées dans les projets photographiques exposés à l’Institut cultirel italien porte en elle un destin, un environnement et la personnalité de celles et ceux qui en sont originaires, y ont grandi et y vivent toujours. L'exposition naît du désir des artistes d'observer de près, de raconter et de valoriser ces mondes peu connus : l’Asinara d’Ilaria Abbiento, Pianosa de Silvia Camporesi, Stromboli de Nicola Dipierro, Lipari et Panarea de Cecilia Mangini, Mazara del Vallo de Roselena Ramistella et Linosa de Luana Rigolli.
À l'écart des visions stéréotypées, les œuvres d'Ilaria Abbiento, Silvia Camporesi, Nicola Dipierro, Cecilia Mangini, Roselena Ramistella et Luana Rigolli composent une image de la Méditerranée qui renvoie inévitablement à l’isolement, mais aussi à la navigation et aux voyages, aux dérives et aux accostages.
Chaque île a un pouvoir d'évocation unique, agissant sur l'imagination et sur la connaissance : au-delà d’elle-même, la spatialité insulaire ouvre vers l’invention de lieux métaphoriques. Les photos de l’exposition sont autant de fragments de vie et d’imaginaire qui se réflètent dans la mer ; habitants des îles ou pas, nous sommes toutes et tous insulaires.

 

 cartografia

 


Ilaria Abbiento / Quaderno di un’isola
Ilaria Abbiento est une artiste visuelle napolitaine qui travaille avec la photographie, l'installation et la vidéo pour construire des récits poétiques qui explorent son paysage intérieur et ses souvenirs. Sa recherche artistique se concentre autour du thème du paysage, de la mer et de la Méditerranée en particulier. Partant d'une profonde recherche de soi, elle explore le paysage en créant des géographies idéales ; ses cartographies de la pensée sont souvent parsemées d'éléments matériels, des traces et des signes tangibles de ses recherches qui, rassemblés dans l'atlas de son parcours, deviennent des éléments indispensables à ses œuvres. Son étude est un observatoire sur la mer, élément fluide et allégorique de l'existence, dont elle rapporte le mouvement, le changement, la couleur et la température. Quaderno di un’isola a été réalisé sur l’île de l’Asinara (Sardaigne). Les œuvres d’Ilaria Abbiento ont été exposées dans de nombreuses galeries d'art et musées en Italie et à l'étranger ; elle est actuellement représentée par Claudio Composti, directeur artistique de la mc2gallery à Milan, et par Beatrice Burati Anderson Art Gallery à Venise.
www.ilariaabbiento.com

Silvia Camporesi / Planasia
Silvia Camporesi (Forlì, 1973) est diplômée de philosophie ; elle vit et travaille entre Forlì et Bologne. Au fil des années, à travers un savant usage de la photographie et de la vidéo, elle a raconté le paysage italien, en nourrissant son regard d’inspirations littéraires et mythologiques. Ses clichés coloriés à la main exposés à l’Institut nous invitent à traverser les vestiges de Pianosa, île de l’archipel toscan. Anciennement Planasia, elle fut colonie pénitentiaire et siège d’une prison de haute sécurité jusqu’en 1998. Les ruines et les lieux abandonnés ici représentés ne renvoient pas à une réalité passée et enterrée, mais plutôt à un temps indéterminé situé entre le « plus » et le « pas encore », ouvert sur les possibilités du futur. Ainsi, Pianosa devient le lieu où la splendeur, le mystère de la mer, la force d’une nature négligée et négligente dialoguent avec des pièces inhabitées et des objets désertés. Silvia Camporesi est la première artiste à pouvoir travailler sur Pianosa ; elle rend un hommage poétique à ce lieu unique dans lequel se cristallise de façon exemplaire le paradoxe de la mémoire, qui à la fois perd et garde.
www.silviacamporesi.it


Nicola Dipierro / Iddu
Depuis 2013, Nicola Dipierro (1989) s’intéresse à la photographie commerciale, documentaire et de reportage. Entre 2017 et 2018, il réalise Iddu, une série de clichés autour du paysage et des habitants de l’île de Stromboli pendant la saison hivernale. Les femmes et les jeunes – qui partent pour poursuivre leur scolarité et leurs études - rentrent au moment des fêtes ou pour le week-end. Les hommes restent, s’occupent de la maçonnerie des maisons et des jardins qui accueilleront les pensionnaires de la belle saison. La vie sur place est marquée par le vent, la mer et le volcan ; l’eau est rationnée, livrée par bateau le matin, on se chauffe au poêle à bois et l’hôpital le plus proche est à 20 minutes en hélicoptère. Pourtant, le choix d’y rester ou de s’y installer impose son évidence : à Stromboli, loin des masses des métropoles, on est un insulaire, un individu ; ici, on peut dans le même temps bannir la solitude et trouver l’isolement tant désiré. Iddu a été publié par Slideluck Editorial et Vogue Italia.
www.nicoladipierro.it

Cecilia Mangini / Isole, voyage photographique à Lipari et Panarea
Cecilia Mangini, née en 1927 à Mola di Bari, a été la première femme documentariste dans l’Italie de l’après guerre. Cinéaste et photographe, elle a su avec son travail, immortaliser les rituels paysans en voie de disparition, dresser le portrait de la vie en usine ou dans les faubourgs, représenter les conditions de vie des femmes. Les clichés sélectionnés par Paolo Pisanelli pour l’exposition Arcipelaghi sont le fruit du voyage de Cecilia Mangini en Sicile, en 1952. Alors âgée de 25 ans, elle est éblouie par la lumière sicilienne, tout particulièrement par celle absorbée, puis réfléchie, des îles de Panarea et de Lipari. Les photographies en noir et blanc de ce voyage dans les îles Éoliennes, d’une rare beauté de composition, sont le produit du regard empathique et ethnographique d’une artiste qui n’a cessé de raconter avec rigueur et précision, depuis le Néoréalisme jusqu’à nos jours, la vertigineuse beauté de l’Italie et de ses contrastes criants.


Roselena Ramistella / Men of troubled waters
Roselena Ramistella est une photographe sicilienne avec une formation en sciences politiques. Elle consacre son travail aux portraits, aux problématiques sociales et à l’interaction entre l'homme et la nature.
En 2019, elle photographie la série Men of troubled waters, dédiée aux pêcheurs de la flotte de Mazara del Vallo, en Sicile. Au delà des problèmes auxquels ils se confrontent chaque jour - une flotte diminuée de deux tiers, des prises fluctuantes, une concurrence féroce entre flottes, une situation tendue au large des côtes libyennes - les pêcheurs de Mazara se confrontent souvent aux situations dramatiques des migrants qui tentent la périlleuse traversée de l'Afrique vers l'Europe. Au cours des vingt dernières années, ils ont sauvé des milliers de migrants dans la zone dite du Mammellone, entre l'Italie et la Tunisie, parfois contre l'avis de leur propre marine et de leur gouvernement.
www.roselenaramistella.com

Luana Rigolli / Linosa
Linosa est une île de seulement 5,5 kilomètres carrés. On ne peut y accéder que par la mer depuis Porto Empedocle, d'où il faut compter environ 8 heures de bateau ; on peut également y accéder depuis Lampedusa en 2 heures de ferry. Il ne fait aucun doute que Linosa est "l'île la plus isolée d'Italie" : le nombre de ses habitants, actuellement de 400, est en constante diminution et sur ses terres il ne se passe rien pendant la plus grande partie de l'année. Luana Rigolli, ( Piacenza, 1983 ) et photographe basée à Rome, a réalisé ses clichés essentiellement pendant les mois d'hiver pour documenter la vie lente qui se déroule sur l'île, dans la succession de jours tous semblables les uns aux autres, où seule la mer peut décider, avec l'arrivée du bateau, de quelques petits éléments de nouveauté. Sa recherche photographique porte une attention particulière à l'analyse historique et à l'interaction homme-paysage, un thème qui lui tient à cœur et qui s’inscrit dans la continuité de formation en ingénierie civile, domaine qu’elle a quitté pour devenir photographe : « je préfère me consacrer à raconter à travers les images ce qui m'entoure, plutôt que de modifier le paysage par des travaux d'ingénierie », dit-elle.
www.luanarigolli.it

 

 

Contact Presse Giulia Gentile - giulia.gentile@esteri.it ; +33 1 85 14 62 61
Institut culturel italien de Paris


Luogo:

IIC

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