﻿{"id":4669,"date":"2023-11-30T10:46:33","date_gmt":"2023-11-30T09:46:33","guid":{"rendered":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/?p=4669"},"modified":"2024-01-15T10:25:03","modified_gmt":"2024-01-15T09:25:03","slug":"leditorial-de-decembre-du-directeur-antonio-calbi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/news\/dall_istituto\/2023\/11\/leditorial-de-decembre-du-directeur-antonio-calbi\/","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00e9ditorial de d\u00e9cembre du directeur Antonio Calbi"},"content":{"rendered":"<p>6 d\u00e9cembre 2023 : tandis que s\u2019ouvre au Palazzo Reale de Milan l\u2019exposition de photographies de Patrizia Mussa, <em>Teatralit\u00e0 \u2013 Architetture per la meraviglia<\/em> (qui arrivera \u00e0 Paris en 2025 apr\u00e8s Matera, Palerme et Rome), l\u2019H\u00f4tel de Galliffet pr\u00e9sente deux livres tout frais d\u2019impression : Claudio Strinati parlera de sa <em>Breve storia dell\u2019arte<\/em> tandis qu\u2019Annarosa Mattei parlera de Christine de Su\u00e8de, <em>La regina che amava la libert\u00e0<\/em>.<\/p>\n<p>Le 6 d\u00e9cembre \u00e9galement, le comit\u00e9 de l\u2019Unesco se r\u00e9unit \u00e0 Gaborone, au Botswana, pour d\u00e9lib\u00e9rer sur les nouvelles nominations. L\u2019Italie en est \u00e0 59\u00a0: franchira-t-elle la ligne d\u2019arriv\u00e9e des soixante reconnaissances, entre patrimoine mat\u00e9riel et immat\u00e9riel ?\u00a0L\u2019enjeu \u00e9tant cette fois, l\u2019un de ses patrimoines identitaires les plus chers, le chant lyrique. Je crois que oui, m\u00eame parce qu\u2019il est \u00e9trange que le chant lyrique n\u00e9 de Monteverdi et port\u00e9 \u00e0 sa plus grande splendeur par Verdi et Puccini, ne soit toujours pas reconnu par l\u2019Unesco, compte tenu des autres formes de chant qui le sont d\u00e9j\u00e0.<\/p>\n<p>C\u2019est pourquoi, nous avons d\u00e9cid\u00e9 de partager avec les Italiens et les Fran\u00e7ais l\u2019ouverture de la saison \u00e0 la Scala, qui a toujours eu lieu le 7 d\u00e9cembre, jour de Saint Ambroise, patron de Milan.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 la Scala et \u00e0 la Rai, nous suivrons en direct le <em>Don Carlo<\/em> de Verdi, le chef d\u2019orchestre Riccardo Chailly, le metteur en sc\u00e8ne Llu\u00eds Pasqual (ancien directeur de l\u2019Od\u00e9on et metteur en sc\u00e8ne qui a m\u00eal\u00e9 son histoire \u00e0 celle du Piccolo Teatro de Milan). Avec une tranche de <em>panettone<\/em> et un verre de <em>prosecco<\/em> pour nous accompagner tout en regardant et en \u00e9coutant, guid\u00e9s par l\u2019historien de l\u2019art Claudio Strinati.<\/p>\n<p>Le lendemain, l\u2019actrice Francesca Benedetti interpr\u00e9tera <em>Erodiade<\/em>, un monologue flamboyant \u00e9crit par le lombard Giovanni Testori, auteur de romans et de textes de th\u00e9\u00e2tre, historien et critique d\u2019art, peintre lui-m\u00eame, intellectuel maladroit, dont nous f\u00eatons le centenaire de la naissance.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 partir d\u2019une de ses histoires que Luchino Visconti a adapt\u00e9 <em>Rocco et ses fr\u00e8res<\/em> avec Alain Delon, et c\u2019est Testori lui-m\u00eame qui a \u00e9crit une biographie de Visconti, rest\u00e9e in\u00e9dite, que nous pr\u00e9senterons le 8 janvier 2024, dans la lecture d\u2019un autre grand interpr\u00e8te du th\u00e9\u00e2tre italien, Umberto Orsini. Le plus grand amour de Testori a \u00e9t\u00e9 le charmant Alain Toubas, un acteur parisien qui s\u2019est install\u00e9 \u00e0 Milan, o\u00f9 il a ouvert une galerie d\u2019art.<\/p>\n<p>Francesca Benedetti est une actrice \u00e0 la longue carri\u00e8re, ayant travaill\u00e9 avec les plus grands metteurs en sc\u00e8ne italiens\u00a0; en plus de son grand talent, de sa superbe technique, de son caract\u00e8re et de sa d\u00e9termination dignes des Erynies, elle est dot\u00e9e d\u2019une sensibilit\u00e9 et d\u2019une intelligence extraordinaires, ainsi que d\u2019une culture peu commune. Testori a \u00e9crit pour elle le r\u00f4le de Laidie dans <em>Macbette<\/em>, dans lequel elle a partag\u00e9 la sc\u00e8ne avec Franco Parenti. La soir\u00e9e sera introduite par Giuseppe Frangi, petit-fils de Testori, qui s\u2019est engag\u00e9 \u00e0 perp\u00e9tuer sa m\u00e9moire et sa le\u00e7on.<\/p>\n<p>De Milan, nous nous rendons \u00e0 Palerme, o\u00f9 nous accueillons l\u2019acteur et auteur Davide Enia, que je suis fier d\u2019avoir lanc\u00e9 \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990, depuis Milan, et suivi sur ses sc\u00e8nes. Ici \u00e0 l\u2019H\u00f4tel de Galliffet, nous proposons un diptyque : <em>L\u2019abisso (L\u2019Ab\u00eeme)<\/em> et <em>Maggio \u201943 (Mai \u201943)<\/em>.<\/p>\n<p>Le premier est l\u2019histoire d\u2019une op\u00e9ration de sauvetage en mer, au large de Lampedusa, impliquant un plongeur des garde-c\u00f4tes italiens, dans un monologue o\u00f9 se m\u00ealent \u00e9pop\u00e9e et \u00e9thique : un exemple de th\u00e9\u00e2tre civil qui secoue les consciences, \u00e9meut et incite \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir davantage sur le th\u00e8me de la migration en M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<p>Le second est le r\u00e9cit d\u2019une autre trag\u00e9die, celle du bombardement de Palerme par les Alli\u00e9s, qui a amorc\u00e9 la lib\u00e9ration de l\u2019Italie du nazi-fascisme, laissant le pays d\u00e9vast\u00e9 par la destruction.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 deux exemples d\u2019un th\u00e9\u00e2tre de t\u00e9moignage, qui bouleverse et qui \u00e9branle.<\/p>\n<p>Enia reviendra \u00e9galement en juillet 2024, \u00e0 l\u2019occasion des Jeux olympiques, avec une autre \u0153uvre captivante, <em>Italia-Brasile 3 a 2<\/em>, la chronique, cette fois en famille, de la demi-finale de la Coupe du monde de 1980 en Espagne, remport\u00e9e par l\u2019Italie, que nous pr\u00e9senterons en collaboration avec le festival Dolce Vita Sur Seine port\u00e9 par l\u2019Association Palatine.<\/p>\n<p>Les trois spectacles sont des solos de l\u2019acteur accompagn\u00e9 sur sc\u00e8ne en musique par Giulio Barocchieri.<\/p>\n<p>Chaque mois de notre programmation a son image directrice, une \u0153uvre d\u2019art ou un clich\u00e9 li\u00e9 \u00e0 l\u2019un des \u00e9v\u00e9nements. En novembre, c\u2019est l\u2019Arlequin-Soleri qui nous a accompagn\u00e9s tout au long des \u00e9v\u00e9nements. Pour d\u00e9cembre, nous avons choisi il y a plusieurs mois <em>Love Me_II, <\/em>la \u2018Piet\u00e0\u2019 du photographe Matteo Basil\u00e8, en la reliant notamment \u00e0 la trag\u00e9die des naufrages de migrants en M\u00e9diterran\u00e9e, comme en t\u00e9moignent <em>L\u2019Abisso<\/em> de Davide Enia, mis en sc\u00e8ne le 12 d\u00e9cembre, et <em>Naufraghi senza volto<\/em> de Renato Sarti et Cristina Cattaneo, que nous pr\u00e9senterons le 5 f\u00e9vrier 2024. Aujourd\u2019hui, cette piti\u00e9 d\u2019un homme d\u2019aujourd\u2019hui, marqu\u00e9 par des tatouages, portant le corps sans vie d\u2019un autre homme, dans une nudit\u00e9 fragile et sans d\u00e9fense au bord de la mer, nous confronte \u00e0 nouveau \u00e0 toutes les trag\u00e9dies provoqu\u00e9es par les guerres et les conflits, en pensant \u00e0 Isra\u00ebl et \u00e0 la Palestine, sans oublier l\u2019Ukraine.<\/p>\n<p>Il convient \u00e9galement de mentionner les nouvelles recherches men\u00e9es par l\u2019auteure et actrice Marta Cuscun\u00e0, artiste r\u00e9sidente \u00e0 l\u2019H\u00f4tel de Galliffet, qui nous pr\u00e9sentera avant les vacances de No\u00ebl, une premi\u00e8re \u00e9tude de son nouveau travail sur le \u00ab\u00a0mentalisme f\u00e9ministe\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Revenons au pass\u00e9, ce sera un progr\u00e8s\u00a0\u00bb, \u00e9crivait Giuseppe Verdi. Nous avons toujours poursuivi le dialogue entre tradition et innovation. Et si <em>Don Carlo<\/em> tel que l\u2019auteur l\u2019a con\u00e7u est mis en sc\u00e8ne \u00e0 la Scala, vous trouverez \u00e0 l\u2019H\u00f4tel de Galliffet, huit lits avec autant de personnages de l\u2019univers de Verdi, des confessionnaux intimes o\u00f9 ils pourront ouvrir leurs \u00e2mes \u00e0 un spectateur \u00e0 la fois. Un nouveau chapitre du \u00ab\u00a0th\u00e9\u00e2tre pour spectateurs seuls\u00a0\u00bb du groupe milanais Animanera, l\u2019un des plus surprenants de la sc\u00e8ne italienne, pour la premi\u00e8re fois en France. Chaque spectateur sera accueilli sur son propre canap\u00e9 par Violetta, A\u00efda, Lady Macbeth, Leonora, Otello et Jago, Rigoletto, Don Carlo, jusqu\u2019\u00e0 Verdi lui-m\u00eame, dans des \u00ab\u00a0corps \u00e0 corps\u00a0\u00bb de quelques minutes.\u00a0On s\u2019\u00e9meut ou on s\u2019\u00e9tonne, dans cette exp\u00e9rience qui bouleverse les codes de la communication th\u00e9\u00e2trale et qui, comme les r\u00e9centes tables du Teatro delle Ariette, marquera les spectateurs participants.<\/p>\n<p>Encore de la musique avec le duo Agosti-Sammicheli dans le cadre du cycle r\u00e9alis\u00e9 en collaboration avec l\u2019Accademia Chigiana qui nous r\u00e9serve tant de surprises, toujours pour notre grande satisfaction et celle du public, comme lors du r\u00e9cent concert du Trio Eidos.<\/p>\n<p>L\u2019hommage \u00e0 Massimo Trosi se poursuit \u00e0 l\u2019Entrep\u00f4t, qui suscite l\u2019engouement de nombreux Fran\u00e7ais incr\u00e9dules de l\u2019avoir si peu connu de son vivant. On retrouve \u00e9galement au Louvre les \u0153uvres de Capodimonte, Fellini \u00e0 la Fondation J\u00e9r\u00f4me Seydoux-Path\u00e9, Alice Rohrwacher au Centre Pompidou, Salvatore Sciarrino et Fanny &amp; Alexander invit\u00e9s du Festival d\u2019Automne.<\/p>\n<p>Avec ces derniers rendez-vous, l\u2019ann\u00e9e 2023 s\u2019ach\u00e8ve et nous sommes pr\u00eats \u00e0 inaugurer une ann\u00e9e 2024 encore plus \u00e9tincelante \u00e0 l\u2019H\u00f4tel de Galliffet. Paris accueille les Jeux Olympiques et nous nous pr\u00e9parons \u00e0 nous pr\u00e9senter sous notre meilleur jour pour cette occasion plan\u00e9taire qui fera de la Ville Lumi\u00e8re une sc\u00e8ne encore plus vivante sur laquelle nous sommes tous engag\u00e9s \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir au pr\u00e9sent et \u00e0 l\u2019avenir, en exer\u00e7ant toujours le beau devoir de m\u00e9moire, gr\u00e2ce aux arts et aux diff\u00e9rentes formes de connaissance.<\/p>\n<p>Joyeuses f\u00eates \u00e0 tous !<\/p>\n<p>Antonio Calbi<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"6 d\u00e9cembre 2023 : tandis que s\u2019ouvre au Palazzo Reale de Milan l\u2019exposition de photographies de Patrizia Mussa, Teatralit\u00e0 \u2013 Architetture per la meraviglia (qui arrivera \u00e0 Paris en 2025 apr\u00e8s Matera, Palerme et Rome), l\u2019H\u00f4tel de Galliffet pr\u00e9sente deux livres tout frais d\u2019impression : Claudio Strinati parlera de sa Breve storia dell\u2019arte tandis qu\u2019Annarosa [&hellip;]","protected":false},"author":8,"featured_media":4644,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"tags":[],"class_list":["post-4669","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4669","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4669"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4669\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5249,"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4669\/revisions\/5249"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4644"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4669"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4669"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}