﻿{"id":15830,"date":"2025-10-02T20:31:24","date_gmt":"2025-10-02T18:31:24","guid":{"rendered":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/?p=15830"},"modified":"2025-10-02T20:31:58","modified_gmt":"2025-10-02T18:31:58","slug":"in-memoria-di-claudia-cardinale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/news\/dall_istituto\/2025\/10\/in-memoria-di-claudia-cardinale\/","title":{"rendered":"En m\u00e9moire de Claudia Cardinale"},"content":{"rendered":"<p data-start=\"107\" data-end=\"527\">Mardi 30 septembre 2025, les fun\u00e9railles de <strong data-start=\"151\" data-end=\"172\">Claudia Cardinale<\/strong> se sont tenues en l\u2019\u00e9glise <strong data-start=\"200\" data-end=\"214\">Saint-Roch<\/strong> \u00e0 Paris.<br data-start=\"223\" data-end=\"226\" \/>L\u2019<strong data-start=\"228\" data-end=\"266\">Institut culturel italien de Paris<\/strong>, li\u00e9 par une profonde amiti\u00e9 \u00e0 l\u2019actrice italo-fran\u00e7aise, \u00e9tait repr\u00e9sent\u00e9 par son <strong data-start=\"350\" data-end=\"378\">Directeur, Antonio Calbi<\/strong>, venu lui rendre hommage au nom de l\u2019Institut \u00e0 une ic\u00f4ne du cin\u00e9ma mondial et \u00e0 une amie ch\u00e8re, invit\u00e9e m\u00e9morable de nos initiatives culturelles.<\/p>\n<p data-start=\"529\" data-end=\"848\">Nous souhaitons partager avec le public l\u2019\u00e9mouvant hommage prononc\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9glise par <strong data-start=\"612\" data-end=\"632\">Ren\u00e9 de Ceccatty<\/strong>, \u00e9crivain, ami de Claudia et de l\u2019Institut, qui a su restituer avec des mots d\u2019une rare intensit\u00e9 le charme humain et artistique d\u2019un mythe qui continuera \u00e0 vivre dans le c\u0153ur et les r\u00eaves de g\u00e9n\u00e9rations enti\u00e8res.<\/p>\n<blockquote><p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Claudia <\/strong><\/p>\n<p>A Saint-Roch, mardi 30 septembre 2025, 14h30<\/p>\n<p>Parler devant vous et dans ces circonstances de Claudia Cardinale comme d\u2019une personne r\u00e9elle quand elle a appartenu pendant des ann\u00e9es et appartiendra, pour les ann\u00e9es \u00e0 venir, \u00e0 nos r\u00eaves et \u00e0 ceux des g\u00e9n\u00e9rations futures, est \u00e0 la fois d\u2019une difficult\u00e9 qui confine \u00e0 l\u2019impossible et d\u2019une tristesse d\u00e9chirante parce que nous perdons une amie. Mais justement nous ne la perdons pas.<\/p>\n<p>La mort et, avant cela, les derni\u00e8res ann\u00e9es discr\u00e8tes et priv\u00e9es rappellent qu\u2019elle \u00e9tait aussi une personne humaine, avec les vuln\u00e9rabilit\u00e9s de toute personne humaine et le temps limit\u00e9 d\u2019une pr\u00e9sence sur terre, ce que nous n\u2019acceptons jamais pour un proche et que nous acceptons tout aussi peu d\u2019une divinit\u00e9. Claudia pourtant non seulement rappelait son humanit\u00e9, mais revendiquait sa simplicit\u00e9 de \u00ab\u00a0fille ordinaire\u00a0\u00bb, la \u00ab\u00a0fille du coin de la rue\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0de la porte \u00e0 c\u00f4t\u00e9\u00a0\u00bb, comme disent les Am\u00e9ricains.<\/p>\n<p>\u00c0 Nemours, o\u00f9 ses enfants enfin r\u00e9unis, Patrick Cristaldi et Claudia Squitieri, l\u2019entouraient et la prot\u00e9geaient, elle avait la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 familiale \u00e0 laquelle elle avait aspir\u00e9, mais conservait aussi son identit\u00e9 d\u2019actrice, en participant \u00e0 des courts-m\u00e9trages et en soutenant, dans sa fondation, la cr\u00e9ation de jeunes artistes. Avoir pr\u00e8s d\u2019elle son premier fils \u00e9tait assur\u00e9ment une consolation, car elle avait d\u00fb, dans les premi\u00e8res ann\u00e9es en cacher la naissance, jusqu\u2019\u00e0 ce que Franco Cristaldi, son premier compagnon, le reconnaisse, sans \u00eatre son p\u00e8re g\u00e9n\u00e9tique. Reconstituer la fraternit\u00e9 de ses deux enfants dans l&rsquo;amour \u00e9tait le dernier cadeau de la vie.<\/p>\n<p>Dans ses entretiens publics et dans ses conversations intimes, elle disait toujours qu\u2019elle n\u2019avait pas d\u00e9sir\u00e9 une place de star, m\u00eame si elle \u00e9tait heureuse de voir, sur l\u2019\u00e9cran, son visage agrandi, immense, comme une autre \u00ab\u00a0elle-m\u00eame\u00a0\u00bb, et m\u00eame si elle \u00e9tait reconnaissante \u00e0 tous les grands cin\u00e9astes, tous les grands sc\u00e9naristes, tous les grands \u00e9crivains qui avaient inspir\u00e9 les personnages qu\u2019elle a incarn\u00e9s, de lui avoir permis d\u2019avoir d\u2019autres vies que la sienne.<\/p>\n<p>C\u2019est sans doute parce qu\u2019elle n\u2019avait jamais d\u00e9sir\u00e9 faire une carri\u00e8re de vedette de cin\u00e9ma, qu\u2019elle a fait cette gigantesque carri\u00e8re avec tant de naturel, tant de spontan\u00e9it\u00e9, tant de disponibilit\u00e9. Elle avait fini par devenir pour les spectateurs, Angelica du <em>Gu\u00e9pard<\/em>, Carla des <em>Indiff\u00e9rents<\/em>, Jill d\u2019<em>Il \u00e9tait une fois dans l\u2019Ouest, <\/em>Ida de la <em>Storia<\/em>. Et Aida de <em>la Fille \u00e0 la Valise<\/em>, et Mara de <em>La Ragazza di Bube<\/em>, et la Princesse \u00a0Dala de la <em>Panth\u00e8re rose<\/em>, et Sandra de <em>Vague stelle dell\u2019Orsa<\/em>.<\/p>\n<p>Mais si dissoci\u00e9e qu\u2019elle se soit pens\u00e9e des personnages qu\u2019elle devenait pour les cin\u00e9astes et pour nous, elle se fondait en eux et avait d\u00fb accepter aussi cette fusion, qu\u2019au fond on ne trouve que chez tr\u00e8s peu d\u2019\u00e9toiles du cin\u00e9ma. Chez Marilyn peut-\u00eatre, chez Ava, chez Garbo. Avec Garbo, justement, elle avait partag\u00e9 un r\u00f4le, Garbo au cin\u00e9ma, Claudia au th\u00e9\u00e2tre, celui de l\u2019h\u00e9ro\u00efne amn\u00e9sique de <em>Comme tu me veux<\/em> de Pirandello.<\/p>\n<p>Elle avait abord\u00e9 la sc\u00e8ne tardivement, avec un trac de petite fille et un \u00e9clat qu\u2019elle avait conserv\u00e9 de son exp\u00e9rience cin\u00e9matographique. Et c\u2019est le th\u00e9\u00e2tre qui m\u2019a permis de devenir son ami, lorsque Maurizio Scaparro m\u2019a demand\u00e9 d\u2019adapter pour Claudia en fran\u00e7ais un grand classique de la litt\u00e9rature v\u00e9nitienne, intitul\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment <em>La Venexiana<\/em>. Elle redevenait une d\u00e9butante \u00e0 soixante ans, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 et en \u00e9tant encore un mythe de l\u2019\u00e9cran. Retrouvant un trac, ou peut-\u00eatre plut\u00f4t d\u00e9couvrant sur les planches un trac qu\u2019elle n\u2019avait pas eu devant la cam\u00e9ra, elle avait cependant retenu, du cin\u00e9ma, l\u2019intensit\u00e9 de son regard, la s\u00fbret\u00e9 et la ma\u00eetrise des gestes, et ce rapport si particulier qu\u2019elle avait institu\u00e9 avec les spectateurs, cette fois-ci, vivante, en chair et en os, \u00e0 quelques m\u00e8tres d\u2019eux. Cette dissociation et cette r\u00e9conciliation, entre la personne et son image, l\u2019\u00eatre vivant et son personnage, qui d\u2019autre mieux que Pirandello pouvait l\u2019imaginer pour elle\u00a0?<\/p>\n<p>Fellini en lui demandant de jouer son propre r\u00f4le dans <em>Huit et demi<\/em>, par une apparition br\u00e8ve et enchanteresse, dans la double identit\u00e9 d\u2019une jeune employ\u00e9e lumineuse de la ville thermale o\u00f9 Guido, incarn\u00e9 par Marcello Mastroianni, vient se reposer d\u2019une angoisse qu\u2019il ne parvient pas \u00e0 contenir, et de Claudia Cardinale elle-m\u00eame, avait exig\u00e9 d\u2019elle cette prouesse de pratiquer devant nous cette dissociation magique qui consistait \u00e0 \u00eatre elle-m\u00eame et une sorte d\u2019hallucination b\u00e9n\u00e9fique. Fellini lui avait dit qu\u2019elle \u00e9tait une magicienne d\u2019Afrique.<\/p>\n<p>Et tous ceux qui l\u2019ont approch\u00e9e ont pu le v\u00e9rifier. Non seulement, elle \u00e9tait dot\u00e9e de l\u2019aura de toutes les grandes actrices, mais elle avait dans ses relations personnelles une magie intuitive qui nous interdisait d\u2019\u00eatre faux avec elle, puisque, et c\u2019\u00e9tait son \u00ab\u00a0paradoxe de la com\u00e9dienne\u00a0\u00bb \u00e0 elle, un paradoxe \u00e0 l\u2019envers de ce que l\u2019on attend des com\u00e9diens et des acteurs\u00a0: elle s\u2019interdisait \u00e0 elle-m\u00eame d\u2019\u00eatre fausse.<\/p>\n<p>D\u00e8s ses d\u00e9buts, elle a montr\u00e9 qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas dupe de la lumi\u00e8re que l\u2019industrie du cin\u00e9ma\u00a0 \u2014 l\u2019industrie du cin\u00e9ma, non pas le cin\u00e9ma lui-m\u00eame \u2014et les m\u00e9dias posaient sur elle. Elle s\u2019en est d\u00e9fendue spectaculairement en op\u00e9rant une rupture dans sa carri\u00e8re, en s\u2019affranchissant du carcan o\u00f9 l\u2019on a cru pouvoir l\u2019enfermer. Elle n\u2019a jamais reni\u00e9 cette premi\u00e8re partie, certes \u00e9clatante, de son existence professionnelle, car elle lui avait donn\u00e9 la gloire et des r\u00f4les \u00e9blouissants, mais il lui avait manqu\u00e9 quelque chose d\u2019essentiel qu\u2019elle a trouv\u00e9 dans un amour, dans une seconde maternit\u00e9, et dans une vie priv\u00e9e qui correspondait mieux \u00e0 ce qu\u2019elle opposait, personnellement, au \u00ab\u00a0mektoub\u00a0\u00bb comme elle disait, qui l\u2019avait arrach\u00e9e \u00e0 sa Tunisie natale, pour devenir une star internationale.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mektoub\u00a0\u00bb \u00e9tait le mot qu\u2019elle avait choisi pour se d\u00e9charger de toute vanit\u00e9 et pour attribuer sa renomm\u00e9e au destin qui avait voulu qu\u2019elle soit devenue pour nous tous ce qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Elle n\u2019acceptait sa renomm\u00e9e qu\u2019\u00e0 condition de l\u2019utiliser pour soutenir le combat des femmes, comme ambassadrice de l\u2019Unesco, et pour exprimer sa sympathie fraternelle pour les homosexuels, notamment pour les malades du sida ainsi qu\u2019elle l\u2019avait prouv\u00e9 par son amiti\u00e9 pour Rock Hudson. Il est un film auquel elle tenait beaucoup, <em>Le fil, <\/em>de Mehdi Ben Attia, qui d\u00e9fendait la libert\u00e9 d\u2019orientation sexuelle en Tunisie. Et, pour une fois, elle avait \u00e9t\u00e9 fi\u00e8re d\u2019\u00eatre Claudia Cardinale. Car sa pr\u00e9sence dans le casting avait emp\u00each\u00e9 les autorit\u00e9s tunisiennes d\u2019interdire le tournage.<\/p>\n<p>Je savais et bien d\u2019autres personnes que moi le savaient et en ont eu la confirmation en lui parlant qu\u2019elle avait avec la litt\u00e9rature un lien tout particulier, alors qu\u2019elle ne ne se targuait pas d\u2019\u00eatre intellectuelle. Mais, ayant incarn\u00e9 tant de personnages de la litt\u00e9rature, elle \u00e9tait aussi curieuse des \u00e9crivains que les \u00e9crivains l\u2019\u00e9taient d\u2019elle.<\/p>\n<p>Le premier, Moravia, s\u2019\u00e9tait entretenu avec elle dans un c\u00e9l\u00e8bre dialogue que bien des ann\u00e9es apr\u00e8s qu\u2019il l\u2019avait \u00e9crit, j\u2019ai traduit et j\u2019ai jou\u00e9 avec Claudia, \u00e0 la cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise. Comme dans <em>Comme tu me veux<\/em>, o\u00f9 Pasquale Squitieri, le p\u00e8re de sa fille, avait, dans sa mise en sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale, projet\u00e9 des sc\u00e8nes de <em>La viaccia<\/em>, derri\u00e8re Claudia sur sc\u00e8ne, Claudia jouait ce qu\u2019elle avait dit quarante ans plus t\u00f4t, et je jouais le r\u00f4le de Moravia. Comment avons-nous eu ce courage de jouer l\u2019impossible qui devenait r\u00e9el\u00a0? Claudia \u00e9tait toujours pr\u00eate \u00e0 tenter l\u2019exploit qu\u2019on lui proposait, et elle le r\u00e9ussissait.<\/p>\n<p>Elle le r\u00e9ussissait parce qu\u2019elle \u00e9tait, comme l\u2019avait dit Moravia de Pasolini, quelqu\u2019un de <em>diff\u00e9rent<\/em>, bien s\u00fbr, \u2014par sa beaut\u00e9, son talent, son destin\u2014, mais aussi quelqu\u2019un de <em>semblable<\/em> \u00e0 nous, et donc comme nous tous mortel.<\/p>\n<p>Elle avait finalement choisi la France dont elle avait la nationalit\u00e9 et la langue, apr\u00e8s avoir longtemps v\u00e9cu en Italie et parl\u00e9 italien. Mais la Tunisie demeurait son pays natal. Et sans aucun doute, outre ma passion pour la litt\u00e9rature italienne, le fait que je sois d\u2019origine tunisienne a beaucoup compt\u00e9 dans notre rencontre et la solidit\u00e9 de notre amiti\u00e9, entretenue aussi gr\u00e2ce \u00e0 la bienveillance de sa fille Claudia.<\/p>\n<p>Je sais que chacun d\u2019entre vous, \u00e0 commencer par sa famille, ses deux enfants, Patrick et Claudia, ses petits-enfants, ses fr\u00e8res et sa s\u0153ur, ses neveux, a sa propre Claudia, et que d\u2019innombrables inconnus dans le monde sont en ce moment proches par le c\u0153ur de nous et surtout d\u2019elle. Aucun \u00e9loge, aucun portrait ne peut \u00eatre \u00e0 la mesure de ce qu\u2019elle demeure encore, de sa beaut\u00e9, de sa g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 artistique et humaine, de sa gentillesse, de sa gr\u00e2ce et de son sourire, pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ren\u00e9 de Ceccatty<\/strong><\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Mardi 30 septembre 2025, les fun\u00e9railles de Claudia Cardinale se sont tenues en l\u2019\u00e9glise Saint-Roch \u00e0 Paris.L\u2019Institut culturel italien de Paris, li\u00e9 par une profonde amiti\u00e9 \u00e0 l\u2019actrice italo-fran\u00e7aise, \u00e9tait repr\u00e9sent\u00e9 par son Directeur, Antonio Calbi, venu lui rendre hommage au nom de l\u2019Institut \u00e0 une ic\u00f4ne du cin\u00e9ma mondial et \u00e0 une amie ch\u00e8re, [&hellip;]","protected":false},"author":8,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"tags":[],"class_list":["post-15830","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15830","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15830"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15830\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15836,"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15830\/revisions\/15836"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15830"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/iicparigi.esteri.it\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15830"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}